Sommaire
Lisez-le dans cet ordre : le degré de danger à votre altitude, les problèmes avalancheux, les expositions et les altitudes où ils s'appliquent (la rose des expositions), le texte qui explique pourquoi, et la tendance. Puis vérifiez votre itinéraire : traverse-t-il des pentes de 30° ou plus dans ces expositions et à ces altitudes ? Le chiffre seul n'est pas le bulletin.
Pourquoi le bulletin compte
Le bulletin d'avalanches est la seule source quotidienne qui dise où les avalanches sont probables, de quelle taille, et dans quelles expositions et à quelles altitudes. Les services européens de prévision d'avalanches le publient chaque jour en hiver, dans tout l'arc alpin.
Pourtant, beaucoup de skieurs jettent un œil au chiffre du danger, un seul chiffre de 1 à 5, et partent sans lire les détails. Le chiffre est le résumé du bulletin, pas le bulletin. La vraie information est dans les problèmes avalancheux, la rose des expositions, les tranches d'altitude et le texte détaillé qui décrit exactement quelles pentes sont dangereuses et pourquoi.
Bien lire un bulletin prend environ cinq minutes. Ce guide explique chaque partie du bulletin d'avalanches, comment l'interpréter et comment la traduire en décisions d'itinéraire concrètes. Pour les bases de l'évaluation du terrain avalancheux, lisez notre guide « Les bases de la sécurité avalanche ».
L'échelle européenne de danger d'avalanche
L'échelle européenne de danger d'avalanche, fixée par l'EAWS (les services européens de prévision d'avalanches), va de 1 à 5. C'est la norme de tous les services de prévision d'avalanches en Europe. Ce que chaque degré signifie en pratique, et pas seulement son nom, est la base de toute décision d'itinéraire.
Degré 1, faible. Conditions généralement favorables. Les avalanches spontanées sont improbables. Un déclenchement par une personne n'est possible que sur de rares pentes extrêmes, très raides. À ce degré, vous pouvez être plus souple dans le choix de l'itinéraire, mais ne partez jamais du principe que le risque est nul. Des poches d'instabilité isolées peuvent subsister, surtout dans les expositions nord ou près des crêtes, là où le vent a accumulé la neige.
Degré 2, limité. Conditions favorables dans l'ensemble. Le danger d'avalanche est accru sur certaines pentes raides, décrites dans le bulletin. Un choix d'itinéraire prudent dans les expositions et aux altitudes indiquées s'impose. Ne lisez pas « limité » comme « pas de danger » : en Suisse, environ 30 % des morts par avalanche surviennent au degré 2 (SLF).
Degré 3, marqué. C'est le degré critique. Les conditions sont dangereuses sur de nombreuses pentes raides. Les avalanches spontanées sont possibles. Les déclenchements par des personnes sont probables sur le terrain précis que décrit le bulletin. Une évaluation du terrain par des personnes expérimentées est nécessaire. Vous devez éviter les expositions, les altitudes et les formes de terrain que décrit le bulletin.
En Suisse, environ la moitié des morts par avalanche surviennent au degré 3 (SLF). En matière de risque, ce n'est pas le milieu de l'échelle : les conditions sont assez dangereuses pour tuer, mais pas assez évidentes pour que tout le monde reste à la maison.
Degré 4, fort. Conditions très dangereuses. Les avalanches spontanées sont probables, y compris de grandes. Les déclenchements par des personnes sont probables sur de nombreuses pentes raides. Au degré 4, les services ne conseillent que le terrain modérément raide, hors des zones de dépôt des pentes plus raides au-dessus.
Degré 5, très fort. Situation avalancheuse exceptionnelle. De nombreuses avalanches spontanées sont à attendre, même sur les pentes modérées. Évitez tout terrain avalancheux. Ce degré est rare ; il suit en général des chutes de neige extrêmes ou un réchauffement rapide après de grosses tempêtes. Quand vous voyez un degré 5, restez en station ou chez vous.
Une nuance essentielle : le degré de danger peut varier au sein d'une même région du bulletin selon l'exposition et l'altitude. Le bulletin peut donner un degré 3 pour la région, mais préciser que c'est sur les pentes exposées au nord au-dessus de 2 400 m que le vrai danger se concentre. Le chiffre seul ne vous le dit pas. Les détails, si.
Les cinq types de problèmes avalancheux
L'EAWS définit cinq problèmes avalancheux typiques. Ils disent quel genre de menace existe, pas seulement son ampleur. Chaque problème a ses déclencheurs, touche un terrain différent et demande une gestion du risque différente. Le bulletin dit quels problèmes sont actifs, où ils se trouvent et à quel point ils sont faciles à déclencher.
Neige fraîche
Une chute de neige charge les pentes d'un poids supplémentaire que le manteau neigeux en place n'est pas forcément capable de supporter. Un problème de neige fraîche peut se traduire par des avalanches de neige sans cohésion (coulées) en terrain raide, ou par des avalanches de plaque quand la neige fraîche se lie mal à l'ancienne surface.
C'est le problème avalancheux le plus intuitif : de fortes chutes de neige, c'est plus de danger. Ce qui compte, c'est la quantité de neige fraîche, la vitesse à laquelle elle s'accumule, la température pendant la chute et le vent. Une neige froide et sèche tombée sans vent se lie mal. Une neige chaude et humide, ou travaillée par le vent, peut former des plaques rapidement.
Gestion : attendez que la neige fraîche se soit liée, ou choisissez un terrain abrité et peu raide. Le bulletin dit à quelle vitesse la neige fraîche se lie ; le froid maintient un problème de neige fraîche plus longtemps. Il dit aussi combien de neige fraîche est tombée et où le danger se concentre.
Neige soufflée (plaques à vent)
Le vent transporte la neige des pentes au vent et la dépose sur les pentes sous le vent, où elle forme des plaques cohésives qu'un skieur peut déclencher. Les plaques à vent peuvent se former même sans chute de neige : la neige de surface est reprise et redéposée. Une pente qui ne posait pas de problème hier peut être chargée dans la nuit si le vent tourne.
Les plaques à vent se reconnaissent souvent : cherchez des dépôts en forme de coussin dans les expositions sous le vent, des fissures qui se propagent quand vous traversez une pente, et une neige qui sonne creux sous les pieds. Elles se forment surtout près des crêtes, derrière les reliefs et dans les couloirs qui canalisent le vent.
Gestion : repérez la direction du vent d'après le bulletin et vos observations sur le terrain (arbres en drapeau, sastrugi, corniches). Évitez les expositions sous le vent aux altitudes où le transport par le vent a été actif. Si le bulletin dit « vent fort de nord-ouest au-dessus de 2 500 m », c'est sur les pentes exposées du sud à l'est, au-dessus de 2 500 m et près des crêtes, que seront les plaques à vent.
Neige ancienne (couches fragiles persistantes)
C'est le problème avalancheux qui piège le plus souvent les riders expérimentés. Une couche fragile enfouie profondément dans le manteau neigeux, souvent faite de grains à faces planes formés par temps froid et clair, repose sous une surface solide qui paraît stable, à l'œil comme sous les skis. Vous pouvez skier dessus pendant des jours sans incident, puis quelqu'un déclenche une grande plaque qui part sur la couche fragile enfouie.
Les problèmes de neige ancienne produisent les avalanches les plus grandes et les plus destructrices. La plaque peut être épaisse et lourde, et la cassure se propager sur de longues distances. La surface n'en montre aucun signe.
Le bulletin décrit explicitement la neige ancienne. Soyez très attentif quand ce problème figure dans la liste. Cela signifie que le danger peut ne pas se voir sur le terrain, et que les tests de stabilité habituels en surface peuvent ne pas détecter la faiblesse enfouie. C'est le problème qui exige les décisions les plus prudentes.
Gestion : quand la neige ancienne est active, la principale parade est d'éviter le terrain. Restez sur du terrain de moins de 30° et hors de portée des pentes plus raides, évitez les expositions et les altitudes que décrit le bulletin, et ne vous fiez pas à l'impression de stabilité sous les pieds. Passez un par un sur les pentes suspectes. Envisagez un terrain entièrement différent.
Neige humide
L'eau affaiblit les liaisons entre les grains de neige. Quand le manteau neigeux s'humidifie sous l'effet de la pluie, de la douceur ou d'un fort ensoleillement, il perd vite sa cohésion. Les avalanches de neige humide peuvent être sans cohésion (départs ponctuels qui s'élargissent en poire) ou en plaque, et elles sont souvent lourdes et destructrices même si elles avancent parfois lentement.
On peut souvent prévoir le moment où elles partiront d'après la prévision météo, l'heure de la journée et l'exposition. Les pentes exposées à l'est se réchauffent les premières, le matin, puis les pentes sud vers midi et les pentes ouest l'après-midi. Les pentes exposées au nord sont touchées en dernier.
Gestion : partez tôt. Soyez sur les pentes exposées au sud avant que le soleil ne les ramollisse et redescendez avant que le réchauffement de l'après-midi ne les rende dangereuses. Surveillez les boulettes et les escargots de neige en surface : ce sont les premiers signes que le manteau neigeux perd sa cohésion. Si la neige devient humide et lourde sous les pieds, c'est trop tard pour cette pente.
Avalanches de glissement
Le glissement de neige se produit quand tout le manteau neigeux glisse lentement sur un sol lisse, en général des dalles rocheuses ou des pentes herbeuses raides. Le signe visible est la fissure de glissement, appelée « gueule de baleine » : une grande fente béante dans la neige qui laisse voir le sol. Les avalanches de glissement partent quand le frottement entre le manteau neigeux et le sol passe sous un seuil critique.
Le moment du départ ne se prévoit pas. Une fissure de glissement peut rester ouverte des semaines avant que la neige ne parte, ou céder en quelques heures.
Gestion : évitez le terrain sous les fissures de glissement visibles. Ne vous y arrêtez pas, ne vous y reposez pas, n'y faites pas vos transitions. Ne skiez pas sous une fissure de glissement, même si elle est là depuis des jours. Le bulletin mentionne les avalanches de glissement quand elles posent problème ; ce qui compte, c'est de regarder le terrain vous-même et de rester hors des zones situées directement sous chaque fissure que vous voyez.
Lire la rose des expositions
La rose des expositions (ou diagramme exposition-altitude) est l'un des éléments les plus riches en information du bulletin d'avalanches. C'est un diagramme circulaire qui dit exactement quelles expositions (points cardinaux) et quelles altitudes sont dangereuses. Apprendre à la lire vite et bien est essentiel.
L'anneau extérieur de la rose montre les huit directions : N, NE, E, SE, S, SO, O, NO. Le diagramme est découpé en tranches d'altitude, en général deux ou trois zones autour de la limite de la forêt ou d'une altitude précise (par exemple au-dessus et en dessous de 2 200 m). Les secteurs grisés ou colorés indiquent les combinaisons dangereuses d'exposition et d'altitude.
La rose des expositions est un ET : le danger signalé s'applique là où l'exposition ET l'altitude ET la raideur de la pente se recoupent. Si la rose signale les expositions du nord à l'est au-dessus de 2 200 m, c'est là que le problème est attendu. Hors des secteurs signalés, le danger est plus faible, pas nul ; le SLF le considère environ un degré plus bas, et les avalanches parties des pentes signalées peuvent toujours atteindre le terrain en dessous.
Un exemple : degré 3, avec N, NE et E signalés au-dessus de 2 400 m. Une pente exposée au nord à 2 600 m et une pente exposée à l'est à 2 800 m sont dans les secteurs signalés. Les pentes hors des secteurs signalés ont un danger plus faible ; la raideur et les zones de dépôt sous le terrain plus raide comptent toujours.
Encore une nuance : la rose des expositions montre les zones de danger les plus probables, pas les seules possibles. Les conditions ne basculent pas d'un coup à la limite. Une pente à 2 350 m en exposition nord n'est pas hors de danger parce que le bulletin a tracé la ligne à 2 400 m. Prenez la rose comme un repère, pas comme une garantie, et gardez une marge.
Du bulletin à la décision d'itinéraire
Lire le bulletin ne sert à rien si vous ne le traduisez pas en décisions d'itinéraire. Voici, étape par étape, comment en faire un plan pour la journée.
Étape 1 : lisez le degré de danger et l'évaluation générale. Faites-vous une idée d'ensemble. Est-ce un jour pour des objectifs ambitieux ou pour des choix de terrain prudents ? Au degré 1 ou 2 sans neige ancienne, vous avez plus de liberté. Au degré 3 ou plus, vos options de terrain sont limitées d'emblée.
Étape 2 : identifiez les problèmes avalancheux du jour. À quel genre de menace avez-vous affaire ? La neige fraîche et la neige soufflée sont relativement intuitives à gérer. La neige ancienne demande une prudence supplémentaire. La neige humide demande un horaire bien choisi. Chaque problème appelle une stratégie différente.
Étape 3 : regardez la rose des expositions. Quelles expositions et quelles altitudes sont touchées ? Gardez-les en tête. Ce sont les zones à éviter ou à aborder avec une extrême prudence.
Étape 4 : regardez votre itinéraire sur une carte. Traverse-t-il les zones dangereuses de la rose des expositions ? Vérifiez l'inclinaison des pentes le long de votre itinéraire, surtout à partir de 30°. Sur la carte BEYOND, le degré de danger, avec ses expositions et ses altitudes critiques, est dessiné sur le terrain 3D à côté de la couche des pentes, pour que vous voyiez de quelles pentes de votre itinéraire le bulletin parle. N'oubliez pas que les zones de danger comprennent non seulement les pentes que vous comptez descendre, mais aussi celles au-dessus de votre trace de montée et de vos zones de transition.
Étape 5 : prévoyez des alternatives. Si votre itinéraire traverse du terrain dangereux, cherchez d'autres expositions, des altitudes plus basses ou un secteur entièrement différent. Avoir un plan B et un plan C avant de quitter la voiture est essentiel.
Étape 6 : regardez la tendance. Le danger monte-t-il ou descend-il dans les jours à venir ? Une tendance à la baisse signifie que les conditions se stabilisent. Une tendance à la hausse, surtout avec une perturbation ou un réchauffement annoncés, signifie que vous devez être plus prudent, pas moins.
Étape 7 : fixez votre horaire. Si la neige humide pose problème, prévoyez un départ tôt et une heure limite à laquelle vous devez avoir quitté les pentes raides exposées au sud. S'il neige dans la nuit, attendez-vous à une visibilité réduite et à une surcharge de neige fraîche.
Enfin, le plan se refait en cours de route : le bulletin est une prévision ; ce que vous voyez le jour même prime. Réévaluez en continu tout au long de la journée. Si vous voyez des signes d'instabilité (avalanches récentes, fissures qui se propagent, effondrements ou « whoumpfs »), les conditions sont pires que ce que le bulletin laissait penser et vous devez vous adapter immédiatement.
Où trouver les bulletins d'avalanches
Chaque grand pays alpin publie ses bulletins d'avalanches par l'intermédiaire de son service de prévision national ou régional. Voici les sources principales :
Suisse : le SLF (Institut WSL pour l'étude de la neige et des avalanches) publie le bulletin sur slf.ch et dans l'app White Risk. En hiver, il paraît chaque jour à 17 h et vaut jusqu'à 17 h le lendemain ; quand le danger est de degré 3 ou plus quelque part en Suisse, le SLF publie aussi une mise à jour à 8 h.
Autriche : pour le Tyrol, avalanche.report (le service de l'Euregio qu'il partage avec le Tyrol du Sud et le Trentin) publie à 17 h pour la période allant jusqu'à 17 h le lendemain. Les autres Länder autrichiens (Vorarlberg, Salzbourg, Carinthie, Styrie et d'autres) publient leurs propres bulletins, chacun via son service de prévision des avalanches.
France : Météo-France publie un BERA (bulletin d'estimation du risque d'avalanche) pour chaque massif des Alpes, des Pyrénées et de la Corse. Il est rédigé l'après-midi (les bulletins que nous avons consultés indiquent 16 h) pour le lendemain.
Italie : les services régionaux, organisés au sein de l'AINEVA, publient par région ; le Tyrol du Sud et le Trentin sont dans avalanche.report.
BEYOND dessine sur les versants de la carte le degré de danger des services de prévision. Pour la Suisse (SLF), le Tyrol (avalanche.report) et la France (Météo-France), ce site a aussi une page par région : sur notre page « Bulletins d'avalanches », vous pouvez chercher une région et voir son degré de danger et ses problèmes avalancheux, avec un lien vers le bulletin complet à la source. Exemples : Kandersteg et Zermatt (SLF), Kalkkögel au Tyrol (avalanche.report) et Mont-Blanc (Météo-France).
Les erreurs fréquentes
Même les skieurs de hors-piste expérimentés tombent dans des travers qui nuisent au bon usage du bulletin. Voici les erreurs les plus fréquentes et comment les éviter.
Ne regarder que le chiffre du danger. Le chiffre est un résumé : il condense en un seul chiffre des conditions complexes, qui varient d'un endroit à l'autre. Deux jours de degré 3 peuvent être complètement différents selon les problèmes avalancheux, les expositions touchées et les tranches d'altitude. Lisez le bulletin complet à chaque fois.
Prendre le degré 2 pour « pas de danger ». « Limité » sonne rassurant, mais ce n'est pas un feu vert : le degré 2 signifie que le danger est accru sur certaines pentes précises, et en Suisse environ 30 % des morts par avalanche surviennent à ce degré. Le terrain que le bulletin décrit comme dangereux au degré 2 est dangereux.
Ne pas lire les problèmes avalancheux. Savoir que le danger est de degré 3 vous dit l'ampleur. Savoir que le problème est la neige ancienne vous dit la nature de la menace, et la neige ancienne se gère tout autrement que la neige fraîche ou les plaques à vent. Le « quoi » compte autant que le « combien ».
Ignorer la rose des expositions. La rose vous dit exactement où le danger se concentre. Si vous ne vérifiez pas quelles expositions et quelles altitudes sont touchées, vous avancez à l'aveugle. Quand la rose signale les pentes exposées au nord au-dessus de 2 500 m, une pente exposée au sud à 2 000 m est hors des secteurs signalés : le danger y est plus faible, pas nul.
Ne pas adapter le plan quand ce que vous observez sur le terrain diffère de la prévision. Le bulletin est une prévision régionale, pas une garantie pente par pente. Si vous observez des signes d'instabilité que le bulletin n'avait pas prévus (avalanches récentes, « whoumpfs », fissures qui se propagent), les conditions sont pires que prévu et vous devez passer immédiatement à un terrain plus prudent.
Oublier que le bulletin est régional. Les conditions avalancheuses varient localement. Une pente exposée au sud et abritée du vent peut être plus stable que le bulletin ne le laisse penser. Tel couloir qui canalise le vent peut être plus dangereux. Le bulletin donne le cadre ; vos observations sur le terrain le complètent avec les détails locaux.