BEYOND

GuidesMatériel12 min de lectureMis à jour le

Le matériel de ski de randonnée

DVA, sonde, pelle et airbag, le matériel de ski de rando, les vêtements, la navigation et le kit d'urgence pour le ski de randonnée dans les Alpes, avec les points à regarder pour chacun.

Sommaire

Ce que couvre cette liste

Loin des remontées mécaniques, les secours organisés mettent du temps à arriver et la météo change vite. Cette liste suit un ordre : le matériel de sécurité d'abord, puis le matériel de ski de rando, les vêtements, la navigation et le kit d'urgence.

Le matériel de sécurité avalanche

Chacun porte trois choses : un DVA, une sonde et une pelle. C'est le minimum pour dégager un partenaire enseveli.

Le DVA

Un DVA numérique à trois antennes est la norme. Les appareils récents de Mammut, BCA, Ortovox et Arva marquent les ensevelissements multiples. Entraînez-vous à passer du mode émission au mode recherche jusqu'à ce que le geste soit automatique.

Les points à regarder : trois antennes pour une recherche fine précise, le marquage des ensevelissements multiples, une longue autonomie et un affichage clair. La norme EN 300718 exige 200 heures d'émission à −10 °C. Emportez toujours des piles de rechange.

Allumez votre DVA dès la voiture. Faites un contrôle DVA de groupe avant d'entrer en terrain avalancheux. Entraînez-vous régulièrement au sauvetage par les compagnons : visez une localisation en moins de trois minutes ; le pelletage est l'étape lente.

La sonde

Une sonde de 240 cm est le minimum. Une longueur de 280 ou 300 cm vaut mieux pour les ensevelissements profonds. Les sondes en carbone sont plus légères, celles en aluminium plus robustes. La sonde doit se déployer vite : entraînez-vous à l'assembler avec les gants.

La technique de sondage compte autant que la sonde elle-même. Sondez en spirale autour du signal du DVA, la sonde perpendiculaire à la surface de la neige. Quand vous sentez une résistance, laissez la sonde en place et commencez à pelleter.

La pelle

Une pelle en aluminium, à grand godet et manche télescopique, est la norme. Les pelles en plastique ne sont pas assez solides pour la neige d'avalanche. Une bonne pelle pèse 500 à 700 grammes.

Apprenez le pelletage en V (méthode du tapis roulant) : une personne creuse au front, les autres évacuent la neige en V derrière elle. C'est plus rapide que de pelleter seul.

Le sac airbag

Un sac airbag n'empêche pas d'être emporté par une avalanche, mais il peut vous maintenir plus près de la surface. Une étude des accidents d'avalanche de 1994 à 2012 (Haegeli et al., Resuscitation, 2014) a constaté que les airbags déclenchés divisaient à peu près par deux le taux de mortalité, d'environ 22 % à environ 11 %, et qu'environ un airbag sur cinq n'avait pas été déclenché, le plus souvent parce que l'utilisateur n'avait pas tiré la poignée. Le ballon se gonfle et crée du volume autour du haut du corps, ce qui vous aide à rester près de la surface.

Les airbags récents fonctionnent soit avec une cartouche d'air comprimé, soit avec un ventilateur électrique. Les systèmes à ventilateur (Alpride E2) se rechargent et prennent l'avion sans cartouche ; les systèmes à cartouche coûtent moins cher.

Le matériel de ski de rando

Votre équipement de ski ou de splitboard doit être efficace à la montée comme à la descente. Le poids compte à la montée, les performances comptent à la descente. Tout équipement est un compromis.

Skis, splitboards et fixations

Les skis de randonnée sont plus légers que les skis de piste : en général 1 200 à 1 600 grammes par ski pour un ski de randonnée de largeur intermédiaire (88 à 100 mm au patin), avec des fixations à inserts (Dynafit, ATK, Marker Alpinist).

Pour le splitboard, les interfaces Karakoram et Spark R&D sont les systèmes établis ; un split est plus lourd qu'une planche classique.

Les peaux de phoque (mohair, nylon ou mixtes) se fixent sous la semelle et donnent l'accroche à la montée. Le mohair glisse mieux, le nylon accroche mieux. Un mélange mohair-nylon est le meilleur compromis dans la plupart des conditions.

Les chaussures

Les chaussures de ski de rando ont besoin d'un mode marche pour monter efficacement en peaux et d'un mode ski, tige verrouillée, pour la descente. Les chaussures de ski de rando récentes à quatre crochets pèsent 1 200 à 1 600 grammes et offrent de bonnes performances à la descente. Les chaussures légères de ski de rando orientées vitesse (moins de 1 000 g) sacrifient un peu de la descente à l'efficacité à la montée.

Faites ajuster vos chaussures dans un magasin spécialisé. Une chaussure qui fait mal à la montée gâche la journée bien avant le sommet.

Vêtements et couches

Le ski de randonnée produit beaucoup plus de chaleur corporelle que le ski en station. Vous fournissez un gros effort à la montée, puis vous restez immobile au sommet et pendant les pauses. Un bon système de couches gère cette transition.

Le système à trois couches

Première couche : laine mérinos ou synthétique. Le mérinos régule la température et résiste aux odeurs. Le synthétique sèche plus vite. Une première couche légère (150 à 200 g/m²) convient dans la plupart des conditions.

Deuxième couche : une polaire ou une veste isolante légère. C'est la couche que vous ajoutez au sommet ou pendant les pauses. L'isolation synthétique (Polartec Alpha ou PrimaLoft, par exemple) isole même mouillée, contrairement au duvet.

Troisième couche : une veste imperméable et respirante (hardshell), avec capuche. Une membrane Gore-Tex ou équivalente protège du vent, de la neige et des surprises de la météo. L'idéal est une veste conçue pour le ski de rando, avec des aérations sous les bras et une capuche compatible avec le casque.

Emportez une doudoune (duvet ou synthétique) dans votre sac pour les arrêts au sommet et les urgences. Même par beau temps, vous avez besoin d'isolation dès que vous vous arrêtez.

Les appareils GPS et les apps de téléphone sont utiles, mais les batteries lâchent dans le froid. Emportez toujours une carte papier et une boussole en secours, et sachez vous en servir.

Une montre GPS (Garmin, Suunto, COROS) avec les cartes chargées vous guide en temps réel et enregistre votre parcours.

Avant de partir, étudiez le terrain sur BEYOND : la carte montre la forme, l'inclinaison et l'exposition de la ligne avant que vous y soyez.

Téléchargez la zone où vous skiez sous forme de modèle 3D ou de page HTML (voir la page « Télécharger une zone pour l'utiliser hors ligne ») ; elle s'ouvre sur le téléphone sans connexion. Gardez le téléphone au chaud dans une poche intérieure pour ménager la batterie. Emportez une batterie externe.

Les moyens de communication

Un téléphone chargé à bloc est indispensable, mais le réseau mobile en montagne n'est pas fiable. Pour les secteurs sans réseau, envisagez un Garmin inReach ou un autre communicateur satellite. Ces appareils permettent d'envoyer un SOS et d'échanger des messages texte par satellite.

Un simple sifflet ne coûte rien et porte plus loin que la voix. Six coups en une minute : c'est le signal de détresse international dans les Alpes. Attachez-en un à votre sac.

Le kit d'urgence

Un kit d'urgence doit rester en permanence dans votre sac de ski de rando. Il doit contenir : un sac de survie (couverture de survie ou sursac léger), le nécessaire de premiers secours (bandages, sparadrap, antidouleurs, pansements anti-ampoules), du ruban adhésif toilé enroulé autour d'un bâton, un outil multifonction, de quoi se protéger du soleil (crème solaire indice 50 et masque ou lunettes de soleil) et des aliments énergétiques.

L'hypothermie tue en montagne. Un sac de survie pèse 100 grammes et fait la différence le jour où une blessure vous immobilise ou où la météo vous surprend.

Liste de contrôle rapide

Avant chaque sortie, passez cette liste en revue :

CatégorieÉléments
Sécurité (obligatoire)DVA, sonde, pelle, trousse de premiers secours
Sécurité (recommandée)Sac airbag, sac de survie, sifflet
Ski de randoSkis ou splitboard, peaux, chaussures, bâtons, couteaux
VêtementsPremière couche, deuxième couche, veste imperméable, doudoune, gants, gants de rechange, bonnet, masque
NavigationCarte, boussole, montre GPS ou téléphone, batterie externe
CommunicationTéléphone, communicateur satellite
Boire et mangerEau (1 l au moins), thermos, barres énergétiques, pique-nique
DiversCrème solaire, stick à lèvres, ruban adhésif toilé, outil multifonction, lampe frontale

Questions

Quel est le matériel le plus important pour le hors-piste ?

Un DVA, une sonde et une pelle sont le minimum. Sans ces trois éléments, vous ne pouvez pas secourir un partenaire enseveli. Tout le reste passe après ce matériel de sécurité.

Combien coûte un équipement complet de ski de randonnée ?

Nous ne donnons pas de prix ici ; ils diffèrent d'un magasin à l'autre et changent chaque saison. Louez les skis ou la planche et les chaussures pour les premières sorties, et achetez vous-même le DVA, la sonde et la pelle, pour vous entraîner avec le matériel que vous portez.

Faut-il un airbag pour le ski de randonnée ?

Un airbag est recommandé mais pas obligatoire. Dans une étude des accidents d'avalanche de 1994 à 2012 (Haegeli et al., 2014), les airbags déclenchés ont à peu près divisé par deux le taux de mortalité, d'environ 22 % à environ 11 %. Il ne remplace ni le DVA, la sonde et la pelle, ni de bons choix de terrain.

À propos de BEYOND

Publié par GoBeyond, l'entreprise de Luuk van der Poel et Ziggy Triou, deux snowboardeurs des Pays-Bas qui construisent BEYOND Maps : une carte 3D des Alpes avec les remontées et les pistes, la pente, le danger d'avalanche du jour sur les versants et vos propres itinéraires, ainsi que des pages de bulletins par région sur ce site. Compte gratuit, fonctionne dans votre navigateur.